Dans le clapier du lapin

lapin passion

Le clapier est le domaine réservé des lapins nains au point que l’on emploie parfois ce mot pour désigner un lapin domestique. Vous pouvez installer leur demeure où bon vous semble : les lapins sont des animaux silencieux et calmes. Cependant, ne la prévoyez pas trop loin de la maison, l’entretien des cages et l’alimentation des lapins seraient sinon trop compliqués.

Comme le poulailler, et même mieux que lui, le clapier se prête aisément à la décoration. Toit de tuile ou d’ardoise, socle et montants peints ou chaulés, plantes grimpantes, fleurs ou arbustes le long des parois, vous pouvez en toute liberté laisser libre cours à votre goût et à votre fantaisie… Et votre clapier peut devenir — à l’égal d’un bassin ou d’une statue sur son socle — un motif ornemental de votre jardin.

Le lapin

L’ancêtre de notre lapin domestique est le lapin de garenne. La tradition affirme que ce sont les Romains qui l’importèrent de Numidie en Europe, au début de notre ère. Les premiers clapiers furent construits sous la Renaissance, puis les races furent progressivement sélectionnées.

Le lapin est un animal qui ne pose pas de problème : il s’apprivoise facilement, mais il ne faut pas oublier que c’est avant tout un animal de ferme ou de maison de campagne.

Son habitat.

Le lapin peut vivre soit dans des cases, chaque lapin ayant la sienne et l’ensemble de ces cases formant le clapier, soit dans un pré en semi-liberté dans le cas de races petites et de races moyennes.

Le clapier: il doit, autant que possible, être exposé au sud et à l’abri des courants d’air; dans tous les cas, il ne doit jamais être orienté vers le nord. Il est préférable que les cases soient les unes sur les autres, mais trois constituent un maximum en hauteur; dans le sens de la longueur, les cases peuvent être juxtaposées sans limite Prévoyez un toit en pente, débordant le clapier, tie façon que la pluie ne pénètre pas dans les cases : le lapin craint l’humidité.

La construction de la case se fera avec du bois, de prêté rence au fibro-ciment trop bon conducteur du froid et de l’humidité. Les dimensions seront légèrement différentes suivant les races à élever et suivant les circonstances :

  • pour les petites races et les races moyennes, hauteur 0,60 m, longueur0,70 m, profondeur 0,65 m;
  • pour les races géantes ; hauteur 0,60 m, longueur 1 m, profondeur0,75 m;
  • pour une mère et ses enfants : hauteur 0,60 m, longueur 1 m, profondeur 0,80 m.

La face avant doit être grillagée: le lapin a besoin d’air et de lumière. Cependant, si l’hiver est trop rigoureux, vous abriterez la case avec une toile de bâche, munie de courroies pour pouvoir la relever.

Afin de simplifier l’entretien de la case et éviter le pourrissement du bois, il est important d’installer un double-fond constitué d’une clayette en bois et d’une plaque de zinc amovible qui faciliteront l’évacuation de l’urine.

Vous confectionnerez une litière sur dix centimètres d’épaisseur à l’aide de paille de blé, de fougère sèche et de bruyère et vous la renouvellerez chaque semaine. Dans un coin, vous déposerez pour l’eau une jatte de verre, de quinze centimètres de diamètre.

Chaque case sera pourvue d’un morceau de bois très dur sur lequel votre lapin usera ses incisives qui poussent sans arrêt, vous assurerez ainsi une vie plus longue à sa case qu’en bon rongeur il cherche toujours à détériorer.

Le pré : sa surface est fonction du nombre de lapins que vous voulez élever. Il n’y a pas de règle absolue, calculez en moyenne dix mètres de large sur cinquante mètres de long pour une dizaine de lapins.

Il est indispensable de clore le pré d’un grillage qui sera enfoui dans le sol à cinquante centimètres de profondeur: le lapin domestique retrouvant l’instinct d’un lapin de garenne construirait lui-même son terrier et, sans cette précaution, il s’échapperait pour retrouver une complète liberté.

Son alimentation.

Le lapin, avide d’épluchures et de pain rassis, est très facile à nourrir. Vous remplirez sa case deux fois par jour: sans être glouton, il mange pratiquement toute la journée. Il est végétarien et aime toutes les verdures et toutes les racines. Il faut cependant faire la différence entre celles dont il peut se nourrir sans préjudice et celles qui lui sont nuisibles.

Les verdures et les racines comestibles: les choux, les feuilles de topinambour, les carottes (fanes et racines), les rutabagas, le fourrage (le trèfle et la luzerne) et éventuellement les feuilles de saule, de genièvre, d’ormeau ou d’acacia pourront, sans risque, être mangés par un lapin.

A noter: tous les aliments donnés au lapin doivent être très secs car il se météorise (fermentation dans l’abdomen) comme la vache.

Les verdures et les racines non comestibles : la belladone, la ciguë, la digitale, le bouton-d’or, le colchique, le millepertuis, le mouron, la primevère, la moutarde, le germe de topinambour sont formellement déconseillés. A noter : les feuilles de betterave et d’oseille ne l’empoisonnent pas, mais sont à éviter.

Le lapin mange deux fois ses aliments

Le lapin récupère et mange ses excréments frais, évacués une première fois par l’intestin ; ils se présentent sous la forme de petites boules vert foncé et molles. Elles contiennent de la vitamine B, indispensable à sa bonne santé. Il ne faut donc pas faire montre d’un excès de zèle en nettoyant sa cage ou son plat, s’il vit en appartement, avant que les excréments soient rejetés une seconde fois; ils ressemblent alors à de petites boules noires et dures.

Pour transporter un lapin

Il est cruel de le faire souffrir inutilement, et il est nécessaire d’éviter des gesticulations qui ne faciliteraient pas son transport.

Il faut donc se saisir de l’animal par la peau du dos, au niveau des cuisses, tout en maintenant ses pattes postérieures.

Il est recommandé de ne jamais soulever un lapin par les oreilles.

La boisson : l’eau doit être renouvelée tous les jours, car le lapin, contrairement à la croyance qui vante sa sobriété, boit beaucoup, surtout la nuit.

A noter: si le lapin est en semi-liberté, il se nourrira de ce qu’il trouve dans le pré. Assurez-vous qu’il n’y pousse pas de plantes non comestibles. En outre, vous pourrez lui donner de temps en temps des épluchures.

Ses mœurs.

En clapier ou en semi-liberté, il ne fait pas preuve d’un caractère particulier; le seul fait notable de sa vie est qu’il est très prolifique. En revanche, si vous avez la patience de l’apprivoiser, vous pourrez constater que c’est un charmant animal de compagnie. Pris très jeune et à condition de lui ménager un coin pour la nuit, une simple caisse suffira, vous vous apercevrez qu’il est aussi propre qu’un chat et aussi fidèle qu’un chien. Il manifestera dans ce cas un caractère très personnel, n’hésitera pas à renverser son plat pour vous prouver son mécontentement, mais viendra se blottir contre vous pour vous faire connaître sa satisfaction.

U acceptera un collier et une laisse pour aller à la promenade.

A savoir : n’oubliez pas de lui donner un morceau de bois dur si vous voulez ménager les pieds des meubles.